vendredi 24 septembre 2010

L'intelligence du « bon ordre », ou comment dépasser les bornes sans entorse !

Entre ce qui a été pensé en France depuis ma fenêtre, et la réalité sur le terrain au Liban comme en Syrie, l'écart était très clairement exposé à travers les incidents, les coïncidences des rencontres, et ce que je percevais comme obstacles ou freins au projet de la création de ce chemin de paix.
Rappel
Objectifs de notre mission sur ces deux prochains mois :
Réunir tous les critères d'égibilité pour obtenir le label du Conseil Culturel de la Méditerranée
Faire valider le projet et le programme de l'ONG CHEMIN DE LA MÉDITERRANÉE par les 43 pays qui ont signé l'accord en janvier 2008 de l'Union pour la Méditerranée. 
Petit historique : Au départ nous devions commencer par Alep en Syrie pour rejoindre Lattaquie, longer la côte jusqu'à Beyrouth, puis Damas, la Jordanie, la Palestine, Terre Sainte et l'Egypte. Étudier et vérifier, à pied, la faisabilité des chemins à tracer comme des chemins déjà existants. 
Un certain nombre de paramètres m'ont fait pendre la décision de ne pas attendre le visa avec la Syrie, pour commencer par Beyrouth et reprendre le même itinéraire en sens inverse.
Arrivée au Liban sans bagages (Luftansa les avaient oublié).
Premier cadeau caché : la rencontre avec le jeune Omar et le projet avec la région de Dannieh en cours d'étude pour notre premier accord de coopération.
2 jours plus tard, je récupère enfin mes bagages et passe du nord au Sud.
Deuxième cadeau caché : la rencontre avec l'association LMT, qui m'a donné une autre précieuse clé de lecture. Incidence directe : la modification du projet avec un chemin unique et deux variantes.
Les guides locaux trouvés dans les villages au sud du Liban, m'ont permis de découvrir les sentiers balisés de LMT et d'apprécier la réalisation de qualité du travail, pour ce que j'en ai vu de la partie sud.
La fête de l'Aid a stoppé cette randonnée (plus de guide disponible et plus d'endroit pour dormir) j'ai du me rendre à l'évidence, le temps était venu de passer en Syrie.
Prendre en compte tous les paramètres qui organisent et gèrent le pays pour en faire non pas des obstacles ou des freins, mais un levier de créativité dans l'intelligence du « bon ordre » et dans le respect absolu du pays qui nous accueille fut une des facettes que j'ai appréhendé et totalement intégré pour conduire notre mission.
Chers lecteurs nous marcherons donc de la façon suivante et dans cet ordre Ressentir, observer et écouter
Rencontrer
Trouver des points de « rencontre » pour des accords de coopération
Étudier des sentiers, et les tester quand cela est possible

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